Les jardins cachés de Lyon

Avec des températures frôlant les 32°C, l’été ne semble pas prêt à tirer sa révérence. L’occasion de profiter des derniers rayons de soleil pour flâner dans les jardins de l’agglomération lyonnaise.

 

© Jardins suspendus de Perrache

 

Les jardins suspendus de Perrache
Construite dans les années 70, la gare Lyon Perrache dispose de toits végétalisés depuis son origine. Véritables espaces végétaux, les Jardins suspendus de Perrache avaient pour fonction première d’accueillir le public. Au fur et à mesure des années, par manque d’entretien du site, les problèmes de fuites d’eau sont apparus, et avec eux l’arrêt des bassins. Aujourd’hui entretenus, ces jardins regorgent d’arbres quarantenaires, aromates et roses.

> Ouvert tous les jours entre 6h30 et 18h30.  

 

© La belle allemande

Le jardin de la belle Allemande
Fondé par l’industriel allemand Jean Kleberger qui y fit construire un château, le domaine de la Belle Allemande est né au XVIIIe siècle. Adossé à la colline de la Croix-Rousse, il est un magnifique jardin privé aménagé par Marie-France Serre et son compagnon Jean Belz dans une clairière. Couple de paysagistes, ils ouvrent leur écrin de verdure aux visiteurs. Au menu :  rosiers anciens, fleurs de sureau, hydrangeas ou encore érables. 

> Ouvert sur rendez-vous du 21 mars au 30 octobre, et en accès libre à l’occasion des journées du Patrimoine annuelles. 10 € l’entrée par personne. 12 € la visite guidée.

 

© Phildic

Le jardin des curiosités
Parc lyonnais de 6 000 msitué dans le 5e arrondissement de Lyon, le jardin des Curiosités surplombe la Ville de Lyon depuis les hauteurs de Saint-Just. Accessible par l’extrémité est de la place Abbé-Larue, le parc est également connu sous le nom de jardin de Montréalbelvédère Abbé-Larue ou encore jardin du Belvédère. Cadeau canadien, le jardin des curiosités a été offert à Lyon par la ville de Montréal à l’occasion du vingtième anniversaire des relations de coopération avec le territoire. Ouvert au public depuis août 2001, le parc est parsemé de six chaises, scellées au sol, réalisées par le sculpteur québécois Michel Goulet. Elles renferment des inscriptions invitant à contempler le réel, l’absent ou l’imaginé.  

 

 

© Corentin Mossière

Le jardin du Musée des Beaux-Arts
En plein cœur de Lyon, le jardin du Musée des Beaux-Arts s’apparente à un ovni dans ce tumulte de la vie urbaine. Calme et paisible, il est prisé des flâneurs qui souhaitent profiter d’un moment de sérénité, et de travailleurs qui viennent y déjeuner en semaine à l’abri des tilleuls, des bouleaux et du grand chêne desservis par des allées.
Le jardin du musée des Beaux-arts de Lyon occupe aujourd’hui l’ancien cloître de l’abbaye du XVIIe siècle. Un bassin central, des orangers, ifs et plantes exotiques en pots agrémentaient la cour, ponctuée de sculptures des saints Michel et Gabriel, de la déesse Minerve, la Concorde… Après la Révolution et le départ des religieuses, le cloître s’ouvre au public.  Le jardin est réaménagé à partir de 1832. On place au-dessus des arcades des moulages des frises grecques du Parthénon (Athènes) et des Néréïdes (Xanthos). Sur les terrasses, une balustrade en pierre ornée de statues et de vases décoratifs entoure les terrasses. Abraham Hirsch, chargé des travaux du musée restructure le jardin en 1884. Les galeries voûtées du musée lapidaire revêtissent un décor peint de Louis Bardey. Au-dessus des arcades, on installe des médaillons en bronze illustrant les grands artistes lyonnais sur fond de mosaïques, en alternance avec les reproductions de la frise grecque. La dernière rénovation du musée eu lieu entre 1990 et 1998 dans le respect de l’essence même de ce jardin où des sculptures originales animent les allées. 

 > Ouvert tous les jours sauf mardi et jours fériés de 10h à 18h, vendredi de 10h30 à 18h.