De Lugdunum à Lyon, en passant par Lugdon, puis Luon. Qui est vraiment cette capitale des Gaules forgée par des siècles d’histoire ?

 

1- Horloge astronomique.
Direction Lyon 5e. A midi, 14 heures et 16 heures tout un petit monde d’automates s’anime autour de l’horloge de la Cathédrale Saint-Jean. Construit en 1538 par l’horloger bâlois Nicolas Lippius, l’instrument est doté d’un cadran singulier, non pas rond mais ovale. L’horloge indique les minutes, les heures, mais aussi les mois, les années, les fêtes ecclésiastiques, la position du soleil, et dispose même d’un calendrier perpétuel qui court jusqu’en 2029.

 

2-Des extra-terrestres dans le Vieux-Lyon
L’avez-vous remarquée, la porte de l’immeuble du XVe siècle, au numéro 3 de la place du Change, dans le 5e arrondissement ? Sa particularité ? L’étrangeté de son inclinaison. Conséquence fâcheuse d’un glissement de terrain ? Pas à en croire les vieilles chroniques locales du début du IXe siècle qui virent atterrir à cet endroit un char volant.

 

3- Une école pour filles un siècle plus tard
La première école technique de Lyon ouvre en 1827 au palais Saint-Pierre puis dans l’ancien cloître des Augustins. Trois quarts de siècle plus tard naît son homologue réservée aux filles. Il s’agit au départ d’une école professionnelle et ménagère où, en plus de l’instruction générale, les jeunes filles reçoivent l’enseignement du commerce, de la broderie, de la confection, du blanchissage, du repassage et de la cuisine : c’est la Martinière des filles.

 

4- La fontaine Bartholdi était destinée à Bordeaux
Construite par le sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi, elle a été repérée par des notables lyonnais de passage à l’exposition universelle de Paris en 1889. Ensemble ils convainquent le maire de Lyon Antoine Gailleton d’en faire l’acquisition. Le monument sera inauguré le 22 septembre 1892, jour d’anniversaire de la proclamation de la République.

 

5- Le Raspoutine lyonnais
C’est à l’hôtel La Cour des Loges que le thaumaturge – ou faiseur de miracles- Maître Philippe installa son laboratoire. Prophète et charlatan, ce mystique personnage fit tant parler de lui qu’il se fraya une place dans la cour de Russie, auprès du tsar Nicolas II et de son épouse Alexandra. Il devint rapidement l’un des hommes le plus puissants et les plus décriés de la cour… jusqu’à ce que Raspoutine lui piqua la vedette.

 

6- Des druides dans le 9e arrondissement
L’Île Barbe, située dans le 9e arrondissement de Lyon, doit son nom aux druides qui ne laissèrent pour reliques que leur vieux grimoires. Des moines leurs succédèrent. Ils édifièrent l’une des premières abbayes de la Gaule, qu’ils dédient à saint Martin et à saint Loup, évêque de Lyon.

 

7- Une cité utopique
En 1919, le maire Edouard Herriot demande à son architecte favori Tony Garnier d’imaginer un projet d’habitation urbaine collective dans le 8e arrondissement de Lyon, le long de l’actuel boulevard des Etats-Unis. Garnier imagine de petits immeubles déclinés de façon répétitive mais non symétrique. Ils seront placés dans un environnement piétonnier, desservi par une infrastructure socioculturelle associant une garderie, une école, un stade, une bibliothèque… La crise financière va altérer le projet. Tony Garnier ne construit que les trois immeubles situés à l’entrée du quartier et se retire. Les services municipaux s’empressent de retoucher les objectifs : on bâtit des immeubles de cinq et non plus trois étages, des rues moins larges, et on ne construit pas les bâtiments sociaux ou culturels… au grand mécontentement du concepteur.

 

8- La brasserie Georges figure dans le livre des records
La plus grosse omelette norvégienne, c’est elle ! Longue de 34 mètre, elle valut à la Brasserie Georges une place dans le Guiness Book en 1996. Un record !

 

9- Un trésor au parc de la Tête d’Or
Une ancienne légende raconte que de l’or se cache dans le parc auquel il a donné son nom. Un trésor renfermant un Christ avec une tête en or aurait été enfoui, dans ce qui était un coin de campagne. En 1855 on consulte un médium pour retrouver le magot.

 

10- Comme à Paris !
Quel est le point commun entre le musée des Arts asiatiques de Paris et le Muséum de Lyon, dans le 6e arrondissement de Lyon ?  Ils ont tous deux nés presque « en miroir », de l’inspiration d’un collectionneur lyonnais passionné.

 

Sources :
> Lyon, secret et insolite, Gérard Corneloup, éditions Les Beaux Jours.

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