Lyon : ce que vous ne saviez pas sur la place Sathonay

Place célèbre des pentes de la Croix-Rousse, la place Sathonay n’a pas toujours été ce lieu emblématique de Lyon prisé des bandes de copains, familles et autres joueurs de pétanque.

Des origines religieuses
Avant la révolution, les pentes de la Croix-Rousse se composaient principalement de clos religieux se partageant le territoire.  Parmi eux : les Dames de la Déserte fondé par Blanche de Chalon. Elle acheta les quatre hectares de terrain de la Déserte et bâtit l’abbaye en 1296 avant de faire don du couvent aux abbesses et religieuses en 1304. En 1617, la situation est désastreuse. Les ressources sont quasiment épuisées, les bâtiments sont en ruine, le couvent n’est plus habitable et les religieuses sont livrées à elles-mêmes. L’abbesse, Marguerite de Quibly, prend les choses en main et met fin au laxisme des pensionnaires. L’abbaye ne survit pas à la Révolution française. L’intérieur du cloître devient la place de la Déserte avant de prendre le nom de place Sathonay.  

Au nom du maire
La place que l’on connait aujourd’hui porte le nom de Nicolas-Marie-Jean-Claude Fay de Sathonay, maire de Lyon.
Malgré un désintérêt pour les affaires publiques, le royaliste fut nommé maire de Lyon en 1805 et le resta jusqu’à sa mort en 1812. Au cours de son mandat il oeuvra pour l’édification d’un palais impérial dans le quartier de Perrache en voie d’aménagement, et l’édification d’une statue de Napoléon sur la place Bellecour reconstruite. – ni l’un ni l’autre de ces projets n’aboutirent-. Il fut également à l’origine de la création de la Police municipale de Lyon et tenta vainement de créer dans la ville une faculté de droit et une école de médecine.

L’ancêtre du jardin du parc de la Tête D’or 
Dessiné par l’architecte-paysagiste lyonnais Jean-Marie Morel, le jardin des plantes fut créé à la fin du XVIIIe siècle avant d’être transféré au Parc de la Tête d’Or à partir de 1856. Il occupait alors les pentes de la place Sathonay jusqu’à la rue Neyret. Voué à des fins utiles pour dessiner les plantes et créer des motifs destinés aux ateliers de soieries des canuts lyonnais, il comprenait une pépinière, une école de fleuriste, une école des plantes et une zone réservée aux expérimentations agricoles.

 

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