Lyon : pourquoi le pont d’Ainay a-t-il disparu ?

Le saviez-vous ? Le Pont d’Ainay est le seul à ne pas avoir été reconstruit après la libération de Lyon en 1944.

La Saône et le Rhône ne furent franchis que par un seul pont… jusqu’en 1748, lorsqu’un nouvel ouvrage commandé par les Hospices, fut construit sur la rivière en face de l’abbaye d’Ainay.

Pont d’Ainay : les pièces maîtresses ont la cote
Ce pont de bois assemblé par des éléments en fer décline neuf arches d’une rive à l’autre. Lors de la Révolution, des pillards s’emparent des pièces maîtresses métalliques. Le pont d’Ainay s’écroule alors dans la Saône en 1795.

Un pont reconstruit… jusqu’à sa disparition
Le pont d’Ainay est reconstruit au même endroit en 1818. Ses cinq arches le rendent plus résistant, demeurant jusqu’en 1897. Il cède alors la place aux trois arches métalliques d’un nouvel ouvrage qui sera ouvert à la circulation en 1899.

Le 2 septembre 1944, les troupes allemandes en déroute font sauter les ponts avant de quitter la ville. Si la Résistance arrive à désamorcer la dynamite pour deux d’entre eux, vingt-quatre sombrent dans les flots, dont le pont d’Ainay. Contrairement aux autres ouvrages, il ne sera pas reconstruit…

Où trouver les vestiges du Pont d’Ainay ?
Les vestiges du pont d’Ainay se situent dans les 2e et 5e arrondissements :
– face au square Janmot (rive gauche)
– 2, rue de la Quarantaine (rive droite)

 

> Source : Lyon secret et insolite, Gérard Corneloup, éd. Les Beaux Jours.

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