Inédit à Lyon : le 1er festival international de réalisatrices

Elles sont Afghanes, Iraniennes, Saoudiennes, Indiennes, Chinoises, Latino-Américaines, Européennes… Les femmes cinéastes se donnent rendez-vous dans les cinémas de la Métropole de Lyon les 13 et 16 juin. Une première édition marrainée par Julie Gayet.

C’est une première en France ! Imaginé en 2018 par l’association Femmes Contre les Intégrismes, le festival Et pourtant elle tourne ! fera ses premiers pas à Lyon. Un événement cinématographique entièrement dédié aux réalisatrices, de plus en plus nombreuses dans le cinéma et pourtant méconnues. Le festival sera également l’occasion de sensibiliser aux discriminations et violences envers les femmes, en privilégiant notamment des sujets en faveur de l’émancipation des filles et des femmes.

Alors qu’en France, les femmes constituent 60 % des effectifs sortant de l’École nationale des métiers de l’image et du son (Femis), moins d’un long-métrage sur quatre agréé par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) est réalisé par une femme.

Festival international des réalisatrices : 4 jours de cinéma au féminin
Du 13 au 16 juin 2019 – en miroir avec la Coupe du monde féminine de football à Lyon –, une quinzaine de longs-métrages, films d’animation, ou encore documentaires, essentiellement Arts et Essai, seront projetés dans dix salles de cinéma de la Métropole de Lyon :
– Cinéma Comœdia à Lyon 7,
– Cinéma Le Zola à Villeurbanne,
– Ciné Rillieux à Rillieux-la-Pape,
– CinéMourguet à Ste-Foy-lès-Lyon,
– Cinéma Les Alizés à Bron,
– Ciné Toboggan à Décines,
– Cinéma Les Amphis à Vaulx-en-Velin,
– CinéDuchère à Lyon 9,
– Cinéma Bellecombe à Lyon 6,
– Cinéma St-Denis à Lyon 4.

Au programme (entre autres pépites cinématographiques) : Jusqu’à la fin des temps de Yasmine Chouikh, Comme si de rien n’était d’Eva Trobisch, Le Voyage à Lyon de Claudia von Alemann, Rafiki de Wanuri Kahiu, Anna, Un jour de Zsofia Szilagyi, etc.

« Aussi longtemps qu’une femme reste à ce qu’ils appellent sa place, elle ne subit aucune vexation, mais qu’elle assume les prérogatives généralement accordées à ses frères, on la regarde aussitôt de travers. » Alice Guy, première cinéaste au monde

 

Les réalisatrices ont la parole
Les projections seront suivies d’échanges et de débats avec des invitées – cinéastes, inter- prètes, productrices et/ou expertes – à l’instar des réalisatrices algériennes Sofia Djama et Yasmine Chouikh, l’Allemande Claudia Von Alemann, l’Afghane Sahra Mani, et bien d’autres. Catherine Ruelle, journaliste à RFI, spécialiste du cinéma et coordinatrice de plusieurs ouvrages sur les cinémas du monde, sera présente tout au long du festival pour apporter son expérience et sa contribution aux échanges.

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.»

Simone de Beauvoir

 

Sensibiliser aux droits des femmes
Parallèlement aux projections en salle, une grande tente évènementielle sera montée en place publique, conçue comme un espace de débat gratuit ouvert à tou-te-s. L’occasion d’échanger autour des droits des femmes. Au programme : débats, témoignages, diffusion de clips contre les violences faites aux femmes (FNSF) et les mariages forcés (GAMS), brochures d’information…