Le cinéaste chinois Wong Kar-wai a reçu le prix Lumière à Lyon

© DR
© DR

Le cinéaste chinois Wong Kar-wai a reçu vendredi soir à Lyon le 9e Prix Lumière pour l’ensemble de sa carrière. 

À 59 ans, l’artiste qui a forgé une oeuvre poétique à « l’imprévisible minutie créatrice » est le premier réalisateur chinois à se voir décerner ce prix, après Catherine Deneuve, récompensée en 2016. « Je voudrais dédier cet honneur qui m’est fait à mon épouse et ma muse, Esther. Il y a des éclats d’elle dans chacun des personnages féminins de mes films« , a-t-il déclaré en recevant son prix des mains d’Isabelle Adjani.

« J’ai eu la chance de débuter au cours de l’âge d’or du cinéma hongkongais. La ville était devenue un studio à ciel ouvert. Il y flottait un air de liberté« , se remémore-t-il.
Épaulé par le chef-opérateur Christopher Doyle, le cinéaste assoit progressivement son style et sa science du récit dans « Nos années sauvages » (1990). Suivent « Chungking Express » (1994), « Les cendres du temps » (1994) et « Les anges déchus » (1995).
Si « Happy Together » (1997, Prix de la mise en scène à Cannes) lui vaut la reconnaissance de la critique internationale, c’est grâce à « In The Mood For Love » (2000), drame amoureux romanesque qu’il accède définitivement à la notoriété. Wong Kar-wai se fera ensuite plus rare, signant trois films en dix ans: « 2046 » (2003), « My Blueberry Nights » (2007) et « The Grandmaster » (2013).