L.E.J. : en attendant le concert…

L.E.J. -alias Lucie, Élisa et Juliette- sera sur scène ce soir au Radiant-Bellevue. Vivre Lyon est parti à leur rencontre quelques heures avant le spectacle.

Vivre Lyon : Il y a 2 ans vous étiez venues présenter votre 1er album à Lyon au Radiant-Bellevue. Ce soir vous montez sur cette même scène avec Poupées russes. Stressées ?

Élisa: Au contraire nous sommes très impatientes ! Si on le pouvait on serait déjà sur scène. On se dit que si les gens viennent c’est qu’ils apprécient notre musique. Nous avons beaucoup mûri depuis nos premiers concerts. Nous venons du milieu classique où tout doit être parfait et précis. Le moindre problème technique nous stressait, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Cette tournée, on la savoure à chaque instant car on sait la chance qu’on a d’être là. Et puis nous avons de très bons souvenirs de notre premier passage à Lyon. Je me rappelle combien nous étions angoissées pour des raisons professionnelles, mais qu’une fois sur scène le public lyonnais avait été si chaleureux que tous nos soucis s’étaient envolés. Lorsque j’ai mis le pied à Lyon ce matin tout les détails me sont revenus en mémoire : le lieu, le public… c’est bon signe (rires).

Vivre Lyon :  Votre premier EP s’intitulait En attendant l’album. Est-ce que Poupées russes est votre premier vrai album ?

Élisa : Poupées russes est un album plus personnel, dans lequel on a mis nos tripes. Une sorte de mash-up géant de toutes nos influences : urbaines, classiques, chansons françaises, hip-hop. Les textes traitent de sujets qu’on aborde entre nous et qui s’adressent à tous. C’est important que les gens s’approprient nos chansons, qu’on puisse les toucher là où ils ont besoin d’être touchés. L’album est centré sur tout ce qui se passe entre et autour de nous. Il évoque la femme, la société de consommation, l’amour, notre amitié. On a essayé de mettre en musique et en mots ce lien qui nous unit toutes les trois.

Vivre Lyon : Un album de compositions cette fois, dans lequel vous avez collaboré avec le rappeur Sofiane pour le titre « Ego ».

Élisa : C’est notre premier vrai album, on voulait porter nos ovaires et éviter les collaborations. Mais lorsqu’il s’est agit du titre « Ego » on a eu besoin de le partager avec quelqu’un. Avec Sofiane tout s’est fait naturellement. On le connait depuis trois ans, son nom est venu tout de suite. Comme nous il est sans filtres, il vient du 93. On adore ce mec, autant humainement que professionnellement. Il parle d’ego magnifiquement bien avec ce grain de voix un peu granuleux qui fait sa particularité.

 

Vivre Lyon : Certains morceaux de Poupées russes vous tiennent-ils plus à coeur que d’autres ?

Élisa : On les aime tous, forcément. C’est album qui vient du coeur, dans lequel on se livre complètement. On a toutes les trois des morceaux qui nous touchent. En ce qui me concerne, étant la plus « folle » du groupe, j’aime foutre le bordel, proposer des chansons où les gens peuvent crier, danser, comme « L’acrobate ». « La marée » est un moment émouvant  qui nous touche toutes les trois, plus intimiste. On le joue à nu, sans instru. Lors de notre date précédente, pendant le concert, personne n’a sorti son portable sur ce titre, ce qui est assez exceptionnel.

Vivre Lyon : Un petit mot à adresser au public lyonnais qui vient vous voir sur scène ce soir ?

Élisa : Ce concert n’a rien à voir avec le précédent. C’est une expérience qui fait appel à tous les sens, aussi bien au niveau visuel que sonore. Ils en prendront plein les yeux, les oreilles, le coeur et la tête. On essaie de leur offrir un spectacle. Comme à chaque date, nous viendrons les rencontrer à la fin du concert. C’est important. C’est le public qui fait l’artiste, pas l’inverse. Sans eux nous ne sommes rien. Merci…

 

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